Avec
près de 10 000 licenciés, la Randonnée constitue l'une des principales
disciplines de notre Fédération. A l'instar de ses cousines, il est
nécessaire de la doter d'une structure de pilotage efficace et animée
autour d'un projet de développement concerté. Pour autant, exempte de
toute compétition,
cette pratique appelle à rechercher des solutions innovantes qui se démarquent des réponses traditionnelles de la FFRS.
Si
le raccourci entre les 3 millions de pratiquants et les 47 000
licenciés paraît simpliste et trompeur pour illustrer les carences de
l'actuelle Commission Nationale Randonnée, il convient néanmoins de
reconnaître les marges de manœuvre importantes qui restent à mobiliser.
Force est de constater, par exemple, qu'un grand nombre d'associations fondent, en retour de leur affiliation, des attentes qui sont aujourd'hui insatisfaites.
Il en résulte notamment un écart significatif entre le nombre de
licences souscrites et celui de pratiquants au sein des clubs.
Par ailleurs, nous sommes en présence d'un frein significatif pour la promotion de notre sport alors que la
Randonnée est un vecteur fort de notre image et qu'elle constitue de
plus en plus une porte d'entrée vers d'autres disciplines.
L'action au service de la Randonnée doit donc se densifier et se rapprocher des préoccupations du terrain.
Cet
objectif ne peut faire l'économie d'un travail sur soi de la Commission
Nationale Randonnée. A l'instar du vélo ou de la marche à pied,
l'inscription dans un club n'est pas incontournable pour pratiquer.
Laissons de côté la chimère selon laquelle on pourrait faire coïncider
le nombre de patineurs avec celui des licenciés. La Randonnée est et
restera largement une pratique individuelle, de détente ou utilitaire
en marge des structures sportives traditionnelles.
En revanche, interrogeons-nous sur la valeur ajoutée que peut apporter notre Fédération : que peut-elle apporter et jusqu'où doit-elle aller ?
Nous donnerons ainsi plus de moyens à nos clubs pour compléter leur offre de services et attirer ainsi un public plus large.
Une méthodologie de travail
L'efficacité
de la Commission Nationale Randonnée passera nécessairement par la
redéfinition des méthodes de travail : mieux communiquer, animer une
équipe élargie représentative des différentes déclinaisons de la
randonnée (urbaine, hors agglo, raid, déplacement),
et surtout, nous inscrire dans une démarche de projets.
1- Réalisation d'un diagnostic
Aucun
rapport avec les relevés statistiques qui ont déjà été opérés. Nous ne
souhaitons pas simplement décrire l'existant, mais bien avoir une
approche qualitative pour mettre en exergue les attentes des clubs,
CDRS et Ligues et faire ressortir les enjeux. Ce travail est d'ores et
déjà largement engagé.
Un autre état a d'ores et déjà été réalisé concernant les actions en cours de la CNR. Avant
une éventuelle remise à plat de ses actions, il étaitindispensable de
faire le point sur les engagements pris antérieurement
afin de ne léser aucun de nos partenaires.
2- Élaboration de la stratégie de développement
Sans anticiper sur les conclusions à venir, nous pouvons d'ores et déjà identifier
3 grands axes de travail.